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Maïs OGM: l’imbroglio

Quelques éléments de suivit du dossier maïs. Pour rappel, quelques
citoyens concernés se sont rendus au Conseil pour insister sur la prise
en compte des remarques du public concernant le dossier du maïs et plus
globalement rappeler leur opposition aux OGM. Après une entrée un peu au
forceps, le président du Conseil nous a invité à exprimé notre point de
vue au début de la séance. Ce que nous avons fait bien volontiers =:-)

Au final, le dossier à reçu un avis positif du Conseil de Biosécurité ce
16 mars. Un avis néanmoins très intéressant car il relève certaine
faille structurelles des procédures d’évaluations. Ci-dessous un article
remarquable de La Libre qui aborde cet aspect peut souvent abordés. La
décision du Conseil de Biosécurité auquel il se référé à été rendue
publique ici:
http://www.bio-conseil.be/docs/BAC_2012_0313_CONSOLIDE.pdf

Ci-joint, la réaction des associations ainsi que des lettres adressés
aux ministres qui doivent maintenant prendre une décision.

Réaction des associations

Lettre aux ministres (FR)

Lettre aux ministres (NL)

==============

Maïs OGM: l’imbroglio
Gilles Toussaint
http://www.lalibre.be/archives/divers/article/726531/mais-ogm-l-imbroglio.html
Le Conseil consultatif de biosécurité a rendu son avis sur une demande
d’essai en plein champ de maïs OGM à Wetteren. Un avis alambiqué sur un
dossier peu transparent.

Après s’être accordé un rab de réflexion supplémentaire, le Conseil
consultatif de biosécurité (CCB) était tenu de rendre, vendredi, son
avis concernant une nouvelle demande d’essai OGM en plein champ.
Introduite fin décembre dernier par l’Institut flamand pour la
biotechnologie (VIB), la requête porte cette fois sur des plants de maïs
dont une caractéristique de croissance a été modifiée afin d’augmenter
leur taille. A quelle fin ? Mystère, le dossier est peu clair à ce propos.

L’essai se déroulerait sur une parcelle de 500 m2 située dans la région
de Wetteren. Afin de limiter le risque de dissémination dans
l’environnement, les chercheurs du VIB ont prévu d’ôter les fleurs mâles
avant que celles-ci ne puissent produire du pollen. Les épis et les
semences seraient en outre minutieusement récoltés à la main.

Pour rappel, les expérimentations de cet institut ont suscité pas mal
d’agitation en mai dernier suite à l’opération d’arrachage de pommes de
terre transgéniques menée par des militants du “Field Liberation
Movement” opposés aux OGM.

Selon nos informations, les discussions n’ont pas été simples et l’avis
rendu est quelque peu alambiqué, le dossier étant “mal ficelé”. La
réponse du CCB, qui a pour mission d’apporter un éclairage scientifique
aux autorités compétentes sur les risques des activités mettant en jeu
des organismes génétiquement modifiés, est en quelque sorte “ni oui, ni
non”, explique un expert. L’avis conclut à l’absence de risque a priori,
mais souligne néanmoins qu’un élément du dossier n’a pas été vérifié et
qu’il devrait l’être avant toute autorisation éventuelle.

Pour la première fois, le Conseil mentionne également, sous forme de
remarque complémentaire, ses interrogations sur la pertinence de cet
essai – un point d’évaluation qui n’entre pas dans le cadre de son mandat.

Le dossier repart à présent dans le camp de l’administration qui
finalisera la proposition soumise aux ministres compétents, en y
intégrant, si elle le juge utile, les remarques émises lors de la
consultation publique qui s’est déroulée en janvier. Il reviendra alors
aux ministres concernés – Laurette Onkelinx pour la Santé publique, le
secrétaire d’Etat Melchior Wathelet pour l’Environnement et Sabine
Laruelle pour l’Agriculture – de trancher un sujet rendu politiquement
délicat par le contexte communautaire. La Flandre est en effet plutôt
favorable aux cultures OGM alors que la Wallonie y est opposée.

Ces derniers auront ensuite 45 jours pour rendre leur décision qui devra
être dûment motivée si d’aventure elle va à l’encontre de l’avis émis
par le CCB. Logiquement, deux options s’offrent aux ministres : le refus
pur et simple ou le feu vert sous réserve d’avoir fait procéder à
l’évaluation de risque complémentaire suggérée par le Conseil
consultatif de biosécurité.

Cet imbroglio met à nouveau en évidence la nécessité de revoir le cadre
d’évaluation des OGM dans notre pays. D’aucuns s’interrogent sur
l’utilité de ce genre d’essai dont l’intérêt scientifique paraît “quasi
nul”. “Il ne présente pas de gros risques, mais cela revient à dire oui
à n’importe quoi. Il serait donc bienvenu de pouvoir se prononcer sur la
question de leur pertinence”, relève un observateur averti. La stratégie
consisterait-elle à habituer l’opinion publique à la présence d’OGM en
plein champ ?

D’autres questions se posent quant aux conflits d’intérêts qui se font
jour au sein du CCB. Trois scientifiques du VIB font en effet partie de
celui-ci. Comme la procédure le prévoit, ils n’ont logiquement pas pris
part aux réunions d’évaluation portant sur ce dossier, mais ils
participent néanmoins aux débats où se discutent le cadre global en la
matière.

La mise en place d’une procédure d’évaluation socio-économique de
l’impact des OGM, à la manière de ce qui se pratique chez nos voisins
français, paraît également indispensable. Vendredi soir, on a d’ailleurs
appris que la France avait, comme c’était attendu, décidé de
réintroduire un moratoire temporaire sur la culture du maïs
génétiquement modifié MON810 commercialisé par Monsanto.

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